Actualités et évènements

Actualités et évènements

Foire aux questions sur l’infection au virus responsable de la COVID-19 chez l’enfant

Actu
22 Mai 2020
Foire aux questions sur l’infection au virus responsable de la COVID-19 chez l’enfant

 

 


foire aux questions

La COVID-19 est une maladie qui n’a pas encore délivré tous ses secrets. Le virus déclenche des problèmes respiratoires.

 

D’après les travaux publiés, il parait que l’enfant développe des formes moins graves de l’infection au virus. L’immaturité du système immunitaire de l’enfant intervient dans la création d’une réaction inflammatoire moindre. Sans oublier le rôle probable de la vaccination, les études parlent d’une réactivité croisée des anticorps responsables d’un certain entraînement du système immunitaire. 

 

Les enfants semblent donc d’une certaine manière peu touchés, mais il est possible que les cas pédiatriques soient sous diagnostiqués du fait de la fréquence des tableaux peu symptomatiques voire même asymptomatiques.  

La symptomatologie de l’infection au virus est très variée et très peu spécifique: la toux et la fièvre sont les symptômes prédominants. On peut avoir des signes d’infection respiratoire haute ou basse.

 

Cependant elle peut se manifester par d’autres symptômes tels des signes digestifs (dans 13% de cas). D’autres signes tels que la perte du goût et de l’odorat ont été notés.

 

De rares cas ont été rapportés chez les nouveau-nés, ils se présentent comme les signes d’une infection materno-fœtale, la fièvre quant à elle est au premier plan et parfois on remarque une inexistence de signes respiratoires.

Au début, on s’accordait à dire que c’était l’enfant qui contaminait l’adulte (porteur sain, symptomatique) cependant les études les plus récentes ont démontré l’inverse : l’enfant était principalement contaminé par les adulte, comme l’a démontré l’existence d’enfants dépistés positifs (autour d’un cas de la famille). 

Les données actuelles ne montrent pas d’aggravation de l’asthme chez l’enfant, l’infection au virus ne constitue ni un risque ni un facteur d’aggravation de la maladie même pour les patients traités par corticothérapie inhalée. D’ailleurs, la Global Initiative for Asthma (GINA) recommande de poursuivre le traitement de fond par corticothérapie inhalée.

Le virus n’a jamais été isolé dans le liquide amniotique. Aucune étude n’a démontré la possibilité d’une transmission verticale de l’infection. Cependant, il parait que la contamination peut avoir lieu pendant ou après l’accouchement.

Le virus n’a pas été retrouvé dans le lait maternel, de plus, le lait maternel apporte une couverture immune adaptée à l’environnement microbien et viral de la mère.

 

La mère doit respecter les règles d’hygiène stricte lors de l’allaitement ou le tirage du lait, à savoir : lavage soigneux des mains, port de masque, etc…

La plupart des sociétés savantes ne le recommande pas, l’analyse bénéfice risque conduit à éviter cette séparation. Bien entendu, sous réserve du respect strict des règles d’hygiène et du port du masque par la maman. Le bébé ne doit jamais porter de masque.  

Il ne faut pas que le calendrier vaccinal soit affecté par cette pandémie. La mortalité de l’infection à ce virus est bien inférieure à d’autres agents évitables par la vaccination, telle que la coqueluche ou la rougeole. Tout retard des prestations vaccinales expose à l’éclosion de maladies graves.

 

Il n’y a pas lieu d’arrêter la vaccination des touts petits en particulier avant 18 mois.

L’importance des règles d’hygiène, de distanciation sociale, des gestes barrières recommandées par le Ministère de la Santé est désormais connue de tous. Il est très important de communiquer avec nos enfants, qu’ils puissent verbaliser leurs inquiétudes.

 

 

Service de pédiatrie

Professeur DINI Nezha

Professeur Assistant ARRAB Raja

Retour
En poursuivant votre navigation, vous acceptez le dépôt de cookies tiers destinés à vous proposer des vidéos, des boutons de partage, des remontées de contenus de plateformes sociales